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 J'ai eu la chance d'apprendre le kintsugi urushi au Japon .

A travers mes posts , laissez moi vous faire  découvrir, aimer cet art ancestral japonais comme un art à part entière.

Métaphore kintsugi n° 01

Nourrir le cœur pour valoriser les choses et hériter des histoires passées de cet objet.


Bonjour à tous,

C'est toujours une étape délicate l’observation d’une pièce. 

Le kintsugi introduit une nouvelle dimension à l’objet, une autre apparence en mettant en valeur une cassure afin de lui apporter un "supplément d’âme".

En observant ce processus, le ressenti qu’il véhicule en moi un sentiment de Wabi Sabi, une sorte de nostalgie face à la dégradation des blessures, des marques du temps. Une pièce trop parfaite est trop froidement parfaite, il lui manque l’imperfection qui la rendra sublime, laisser les traces du temps, réparer l'essentiel, les brisures, les cassures et solidifier la pièce.

La recomposition des pièces de bois est lente, et demande une grande patience. Avant d’aller plus loin, je me dois d’expliquer ce qu’est l’ Urushi, il s’agit de la laque japonaise. Vous connaissez tous les objets laqués que l’on trouve au Japon, voire dans toute l’Asie, et bien c’est ça. L’assemblage des pièces avec la composition mugiurushi " farine / eau / laque urushi " est une opération toujours délicate car la laque met un certain temps à se solidifier, d'abord à l'air libre puis à l’intérieur d'un muro où elle nécessite une température de + 25 degrés avec un taux d'humidité de plus de 70% pour un temps de séchage assez long, pouvant aller jusqu'à plusieurs jours ...


Le prochain post aura pour sujet la recomposition des pièces manquante du masque avec du Sabi ?

Patience , patience “ La patience est le sourire de l'âme.”


Pour plus d'informations, n'hésitez pas à me contacter ou laisser un commentaire

A très bientôt pour de nouvelles nouvelles.


13kintsukuroi - Février 2019








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